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Donc : je voudrais bien que l'on m'explique pourquoi plus les jours passent, et plus j'ai envie de fumer. C'est pas normal non ? Je veux dire, c'est pas logique, je ne m'attendais pas à ça. Les premiers jours, ah ah, mais comment c'était trop facile en fait de s'arrêter de fumer, moi qui m'attendais à me rouler par terre de frustration, maux de ventre et envie de meurtre dès le premier clampin croisé. C'est vrai, la semaine dernière a été sereine...Depuis ce week end c'est vachement moins easy. Et bordel, ça devient même de plus en plus dur, cette saloperie d'envie de fumer devient omniprésente.

Du coup je supporte plus grand chose en ce moment. Et tout prend une ampleur débile. Par exemple :

Hier, je discutais avec une amie sur Facebook. Enfin, quand je dis amie, en fait ça faisait bien longtemps qu'on s'était perdues de vue, et on venait de se retrouver par hasard. Bref, du coup échanges de banalités, qu'est-ce que tu deviens, bla bla bla... et forcément, à un moment :

Elle : Et toi, tu bosses ?

Moi : Non, plus en ce moment, je cherche mais je trouve pas, c'est chiant...

Elle : bah oui mais forcément avec quatre enfants, ça doit pas être évident, c'est normal que tu bosses pas !

Sur ce la conversation s'est achevée brutalement (elle était dans le RER si j'ai bien compris), et moi je suis restée dans ma cuisine, un goût amer dans la bouche.

Parce qu'en fait, je finis par ne plus supporter ces remarques qui, sous couvert de solliscitude, n'en sous-entendent pas moins que je suis une handicapée de la vie avec mes quatre enfants. Bordel, qu'est ce que c'est con comme manière de penser. Je veux dire, faut arrêter de croire qu'un nombre "pas standard" d'enfants va nous empêcher de nous investir pleinement. Ca se saurait non si la qualité du travail fourni dépendait du nombre de chiard qu'on a décidé de pondre ? Le discours bien pensant "ma pauvre comme tout doit être plus complique pour toi", je peux plus. Ma vie n'est pas forcément toujours simple, mais ni plus ni moins que la moyenne, et mes enfants n'y sont pour rien. Eux, à bien y reflechir, ça serait même plutôt un moteur qu'un frein. Alors bon...

Voilà, j'ai pas aimé. Je crois que je me suis sentie devalorisée. C'était très certainement pas l'intention de mon amie, mais ça n'empêche.

Fin de l'exemple.

Normalement, ça devrait glisser, je devrais m'en foutre, mais là je rumine ça depuis hier.

Une cigarette, par pitié...

 

A part ça, je repeins ma cuisine. Je mets AUSSI des rayures sur mes murs.