Ok. Il est 4h43 et je ne dors plus. Je vais bien finir par me rendormir, du moins j'espère...
L'angoisse me tord le bide et mes pensées tourbillonnent. Rien de constructif ne sort de tout ça, et j'ai envie de hurler "mais qu'est ce que je dois faire ???".
Je vais écrire le texte le plus con qui soit, et certainement le plus inintéressant, mais finalement je m'en fous, personne ne vient ici. Je n'ai pas envie de détailler la situation de mon fils, je n'ai pas envie de décrire toute cette merde, alors je ne le ferais pas. Débat chez Caroline hier, et moultes témoignages sur la difficulté de la relation avec un adolescent. Bah purée, si je devais raconter, moi... Et il a que quinze ans, apparemment j'ai encore de bonnes années qui m'attendent...
Putain...
Bref...
(Ah bah ouais je sais, c'est chiant à lire ! Enfin moi perso j'aimerais pas. Pas de fil conducteur, pas d'intrigue, contenu narratif nul... Du pseudo teasing et rien derrière... Ce qu'on peut faire de pire quoi...)
Faudrait que j'arrive à me rendormir... Demain je serais claquée, la journée sera longue avec mes petits...
P´t'être que si je prenais un bouquin... Bof, je sais pas trop... C'est dingue d'ailleurs comme je lis plus rien maintenant...j'ai ce David Lodge, là, mais j'ai du mal... Pourtant Lodge j'ai adoré en lire, c'est drôle, incisif et vraiment bien écrit. Mais là j'accroche pas trop. "Un homme de tempérament", c'est une sorte de biographie des dernières années de H.G. Wells. Mais comme je connais pas trop Wells ("La guerre des mondes", entre autres, mais rien lu de lui) j'ai du mal à rentrer dans le récit.
Pfffff... Putain de bordel... Qu'est ce que je dois faire...
Ça roupille ferme à côté de moi. Peut être que si j'essayais de caler ma respiration sur la sienne, ça marcherais....je faisais ça avec ma mère quand j'étais petite, quand je venais dans son lit tôt le matin. Elle dormait encore et je m'appliquais à plaquer mon souffle sur le sien. C'était impossible d'ailleurs, malgré mes efforts j'allais forcément plus vite qu'elle.
Bon, je veux pas penser à ma mère. C'est devenue une personne... mauvaise, disons le tout net. Ça me rend tellement triste, surtout pour mes petits. Une grand mère méchante, quoi de pire ?
Ok, donc je dois pas penser à mon fils, ni à ma mère... Bon... Me reste ma fille... Mes deux petits gars... Leur papa... C'est de l'ancrage chaud tout ça, évidemment.
Mais...
Ce putain de "mais" quoi ...